Informations venant des musées de la Région:

Exposition du 19 mai au 22 août 2021 Tisser la nature XVe – XXIe siècle
Le Musée de Lodève vous invite dans un univers riche et foisonnant, composé de tapis et de tapisseries représentant la nature du XVe au XXIe siècle.
En vous promenant parmi ces œuvres monumentales (jusqu’à 7 mètres de long), vous voyagerez visuellement du mille-fleurs à l’abstraction. Au cours de la promenade, des sentiers surprenants s’ouvrent, ici à partir d’un détail, là autour d’un procédé technique choisi pour interpréter une fleur, une feuille, un arbre.Grâce au parcours familial proposé, prenez le temps d'entrer dans les détails,  de vous immerger dans ces immenses compositions... Ce plaisir de l'observation minutieuse des œuvres tissées crée un lien intime entre vous et la nature.Une exposition, plusieurs lieux
L’exposition Tisser la nature XVe - XXIe siècle a été imaginée par le réseau TRAME[S] qui regroupe cinq établissements liés à l’art tissé en Massif Central : le Musée de Lodève, la Cité Internationale de la Tapisserie, l’abbaye de La Chaise-Dieu, le musée Dom Robert, et l’atelier-musée Jean Lurçat. Chaque lieu présente des tapisseries différentes, toutes portent sur le même thème : Tisser la nature.En 2021, Tisser la nature s'étend sur quatre lieux :
■ 3 avril - 22 août : Musée de Lodève (Hérault)
■ 1er avril – 3 octobre : Atelier-Musée Jean Lurçat (Lot) 
■ 17 avril – 3 octobre : Musée Dom Robert (Tarn)
■ 10 avril - 1er novembre : Abbaye de La Chaise-Dieu (Haute-Loire)

Au musée Paul Valéry 150e anniversaire de la naissance de Paul Valéry
Outre une nouvelle présentation muséographique du fonds Paul Valéry et une édition  particulière des Journées Paul Valéry , organisées chaque année au mois de septembre,  plusieurs événements sont programmés du printemps à l’automne 2021 .
Exposition du 10 juin – 26 septembre 2021 L’art aborigène

Collection Pierre Montagne Un ensemble de 70 œuvres, rassemblées par le collectionneur Pierre Montagne, réalisées par 63 artistes proposent un regard d’ensemble sur l’art aborigène.Elles offrent un parcours à la fois riche et diversifié à travers les régions qui abritent les communautés les plus actives dans le domaine de la peinture, depuis les grands espaces désertiques du centre de l’Australie jusqu’aux confins de la Terre d’Arnhem.


Au musée Fabre Saison contemporaine :du 19 mai au 29 août 2021
Pour sa réouverture tant attendue, le musée Fabre met à l’honneur trois artistes contemporains dont les œuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent (salle 44, salles 49-52, et l’atrium Richier).
Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au cœur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait goutter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l’horizontale, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficelle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l’urgence du geste.
Artiste singulière, Pierrette Bloch (1928 – 2017) n’a montré sa vie durant qu’une part modeste de son travail. Les quatorze œuvres de Pierrette Bloch entrées dans les collections du musée Fabre en 2019 sont intimement liées aux « errances », aux moments de bascule de la carrière de l'artiste dont elles donnent un riche aperçu, couvrant sept décennies de création.  Des croquis de mimes jusqu'aux pastels à l'huile sur fond noir des dernières années, la démarche créative de l'artiste se conçoit comme une tentative, sans cesse recommencée : le peintre Michel Parmentier parlait en ce sens de la « quête acharnée et aveugle » de son amie artiste, proche également de Pierre Soulages.
Pierrette Bloch fut attentive au travail des membres du groupe Supports/Surfaces dont fit partie André-Pierre Arnal. Ce dernier, né en 1939 à Nîmes, vit et travaille à Montpellier, dans les Cévennes, ainsi qu’à Paris. Après un bref passage par Montpellier, il prend part à l’aventure du groupe en 1971 : l’utilisation de la toile libre, le refus du pinceau, la banalité du matériau, sont autant de moyens pour laisser visible et immédiatement perceptible la manière dont la toile est faite. La question du protocole est également au cœur de son travail : en 1968, il débute la série des « frottages » et des « froissages », avant d’approfondir le « pliage comme méthode ».  Le développement dans l’espace et le rythme créé par la succession des peintures aérosols, produites de manière quasi sérielle, est une donnée importante du travail de l’artiste : « chacune de mes peintures […] n’est qu’un morceau d’un grand ensemble qui se développe dans le temps et dans l’espace » confiait-il en 1990.
La peinture de Stéphane Bordarier, né à Beaucaire en 1953, s’inscrit pleinement dans la lignée de la famille des peintres défendue par la galerie Fournier qu’il intègre en 1987, parmi lesquels certains acteurs de Supports/Surfaces. S’il assimile dans un premier temps les conquêtes de la peinture américaine, il réalise assez vite des monochromes de couleur pure sans pâte, qui semble flotter dans l’espace grâce à la fine réserve de la toile qui apparaît de manière aléatoire sur chaque tableau. Inlassablement, Stéphane Bordarier étudie les possibilités d’occupation de la toile par la couleur et par le geste : « j’avance l’idée que mon travail ne repose que sur le mouvement qui l’a engendré, que la permanence de son commencement le maintien vivant ».

 United States of Abstraction du 5 août au 31 octobre
En collaboration avec le  Musée d’arts de Nantes , le musée Fabre proposera à Montpellier, du 5 août au 31 octobre 2021, une ambitieuse exposition consacrée à un ensemble d’artistes américains qui, installés en France, ont contribué à la redéfinition de l’art abstrait sur le continent européen.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors que la Ville lumière perd progressivement sa prééminence de capitale mondiale de l’art occidental au profit de New York,  plusieurs centaines d’artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, s’installent en France. Plus de 400 artistes, grâce notamment à leur bourse d’ancien GI, ont choisi de faire de Paris le lieu de leur création, attiré par les musées et les maîtres français, la recherche d’une plus grande liberté, ou tout simplement par choix personnels ou politiques. Certains, dans le sillage de leurs compatriotes, comme Joan Mitchell, en 1955, se sont installés en France définitivement. D’autres, comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, y sont restés seulement quelques années, étudiant à l’École des beaux-arts ou dans les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d’Ossip Zadkine.
S’intéressant plus particulièrement à trois constellations d’artistes américains à Paris, l’exposition explore cette intense présence. Organisée en trois chapitres et constituée d’une centaines d’œuvres, l’exposition souligne tant le rôle précurseur de Michel Tapié dans la découverte et la promotion de l’art américain en France, le renouveau de l’abstraction géométrique promu par des artistes comme Robert Breer, Ralph Coburn, Ellsworth Kelly ou Jack Youngerman, que l’individualité de grands coloristes abstraits (Joan Mitchell, Sam Francis), qui semblent vivre à Paris comme sur une île.
Cette exposition a reçu le soutien de la Terra Foundation for American Art et du réseau FRAME .